Historique


Le Cromlech de Gellainville

Les cromlechs sont des pierres sacrées disposées en cercle avec en leur centre un dolmen symbolisant le soleil, ils sont d’origine celtique et furent uniquement d’abord des monuments funéraires, des tumulus et à la fin des cimetières. Elles devinrent ensuite des enceintes sacrées et en certains cas ne furent pas autre chose que des sortes de temples. Selon Mr. De Boisvilette premier président de la Société Archéologique d’Eure et Loir, le cromlech de Gellainville était composé de douze laders bruts rangés symétriquement à plat sur le sol formant une ellipse dont le grand diamètre mesurait 22 mètres et le petit 10 mètres. Une croix en bois fut encastrée dans un des douze laders. En 1820, suite à des travaux, il a été découvert à proximité à une profondeur de 80 cm, deux squelettes humains accompagnés d’armes de guerre. Le cromlech a été détruit vers 1860, les laders ayant servi à la construction du soubassement de la mare du « Grand Marchais ». Ce cromlech se situait au lieu-dit « Croix de Gellainville », aujourd’hui appelé « Les Platanes ». C’est le seul monument de ce type en Beauce.

 (Sources : SAEL d’Eure et Loir)

Ferme des Moines de Saint-Père en Vallée

Une ferme de Bonville a appartenu aux Moines de Saint-Père en Vallée de Chartres, ils l’avaient reçu en donation avant 1002, d’un certain Fulchérius (porte drapeau) qui voulait se repentir de ses exactions et protéger ainsi sa femme, ses enfants et ses parents des foudres divines. Cette ferme à l’époque était de revenu de 10 muids de blé, 50 bottes de paille, 4 chapons et 400 livres. Elle a été consacrée en 1872 et une plaque est là pour en témoigner.

(Sources : Chroniques de Saint-Père en Vallée de Chartres)

Les Templiers à Gellainville

En 1390, on note que Bonville s’appelait Bonville au Temple (dépendance de la commanderie de Sours en Chartrain). C’est en 1195 que le domaine de Bonville (ferme) fut donné aux Templiers par Robert de Chartres. Pour vous donner une idée de l’importance de cette ferme et qu’en 1788 la Commanderie de Sours contenait 373 setiers de terre, celle de Bonville 377, ensemble 750 à 6 livres le setier soit 4500 livres.

RN 154 Chemin de César

Cette route qui traverse Bonville appelée communément « Route d’Orléans » ou RN 154 a toujours été de grande importance. En fait c’est un « Chemin de César », c’est une antique voie Romaine qui communiquait et communique toujours de Rouen en passant par Evreux, Dreux et Chartres.

(Sources : SAEL d’Eure et Loir)

Mare du Grand Marchais et du Petit Marchais

La définition probable de marchais est marais mais sûrement aussi marchage : action de fouler la terre à poterie. Le sous sol de la commune regorge d’argile blanche (kaolin) et de grandes carrières à ciel ouvert ont été ouvertes au début du 20ème siècle. L’argile partait pour une briqueterie Chartraine ou pour des faïenceries de Sarreguemines, Digoin et Vitry le François.
On retrouve cette faïence sur les murs de certaines stations de métro parisien et également dans un restaurant d’Istanbul où on peut admirer une fresque de faïence représentant les quatre saisons.

(Sources : Archives Départementales de l’Eure et Loir)

L’église de Gellainville

 L’église St Jean-Baptiste de Gellainville est placée de telle sorte qu’en dehors des paroissiens bien peu de gens la connaissent. Elle se trouve en lisière de village, éloignée du hameau de Bonville. Il faut absolument la découvrir, c’est une église simple qui témoigne d’un dépouillement monastique, elle dégage une impression de puissance et d’autorité.

Construite au 11ème siècle, elle est en pierre de Berchères, elle est rectangulaire et se termine en hémicycle. Elle repose sur de simples murailles soutenues par des contreforts. Quelques fenêtres sont arrondies et d’autres en ogive ce qui indique que des transformations ou des agrandissements ont pu avoir lieu après la construction primitive. Elle a d’ailleurs était remaniée au 16ème siècle. Elle ne possède plus son porche.
Il reste peu d’appropriations à l’intérieur de l’église, 4 statues ont été volées le 28 avril 1975, dont une représentant St Jérôme retirant une épine de la patte d’un lion, cette statue était inestimable, les autres statues représentaient St Jean-Baptiste, St fiacre et St Sébastien en corde, celle-ci était dans l’église de Gellainville depuis 1609.

Une croisée (vitrail) a été classée 16ème le 17 novembre 1908, dans cette croisée on voit un saint nimbé, auprès de lui la donatrice en costume 16ème siècle avec sa famille, un écusson dans le haut duquel se trouve une étoile, trois épis de blé et les lettres MB.
Un autre trésor se trouve à gauche du bénitier à l’entrée de l’église. C’est un albâtre anglais classé 15ème le 04 février 1928. Il a été fabriqué à Nottingham en Angleterre.
Cet édifice a été entièrement restauré entre 2003 et 2005, cette restauration a été exemplaire.

(Sources : Archives Départementales d’Eure et Loir, Archives Diocésaines)